LES PLANTES MEDICINALES DES PYRENEES par Jean SOUST

 

Jean SOUST

 

Biologiste et Ingénieur Agronome de formation, IL a travaillé sur les plantes médicinales dans le cadre de plusieurs contrats de recherche. Il a également une pratique personnelle des soins par les plantes, pour les humains comme pour les animaux domestiques.

 

Le thème qui sera exposé:

Les plantes médicinales dans les Pyrénées

 

La conférence présentera les plantes médicinales les plus utilisées dans les Pyr. Centrales d’après les résultats d’enquêtes de terrain, avec  leurs milieux de vie, leurs indications, leurs modes d’emploi … Suivra une analyse de ces données, tendant à montrer que ces plantes, au-delà de leur fonction thérapeutique première, constituent pour les pyrénéens une façon de vivre leur environnement naturel et d’épouser les rythmes saisonniers.

 

Les plantes médicinales ont depuis très longtemps été la base des soins. Les plantes  qui nous ont été présentées aujourd'hui et ce pourquoi elles étaient utilisées sont issues d'une enquête réalisée a partir des connaissances orales des habitants, probablement parmi les anciens.

Certes, dans la durée de notre conférence, il n'est pas possible de détailler la partie utilisée ni le mode préparatoire de toutes ces plantes

Mais comme M. Soust, nous l'avait promis, il nous a transmis une copie d'un petit livre qu'il détient et que l'on ne trouve plus. En dessous des photos vous aurez la copie de ce livret.

Par ailleurs voici la bibliographie qu'il nous transmise pour ceux qui voudront utiliser ces médications. En recommandant toutefois de prendre contact avec un herboriste pour éviter les erreurs;

 

Il est cependant une cire qui est toujours pratiquée, c'est la cure de Gentiane. Elle a été présentée au cours de la conférence, et voici un lien pour en retrouver les explications

Cures de plantesgoogle.pdf

 

 

 

Béarn : ces plantes qui soignent

 

 

 

Par lila martin , publié le 10 août 2013 à 0h00.

 

La campagne béarnaise recèle de nombreuses plantes médicinales. Chacun peut s'initier, en respectant bien sûr quelques règles.

 

Marie fait quelques pas et s'arrête de nouveau. "Tiens, là, vous avez la reine-des-prés. Je ne comptais pas vous en parler tout de suite, mais puisqu'on la croise…" Depuis plus d'une heure, la jeune femme cueille, effeuille, hume les herbes de Lucq-de-Béarn et distille son savoir à la dizaine de curieux qui la suit depuis le départ devant l'église.

 

Depuis son entrée dans le sous-bois, la troupe ne fait pas dix mètres sans s'arrêter. "Beaucoup de plantes du Béarn ont des vertus médicinales, explique Marie, herboriste et guide d'un jour à travers la campagne de Lucq. La flore est très riche ici : plaine, montagne, zones sèches, humides, les paysages changeants sont propices à la diversité des plantes. Comme dans beaucoup de régions françaises, il existait en Béarn une tradition de guérisseurs, de "sorcières", qui organisaient parfois des cures pour les habitants. Par exemple, chaque mois d'août à Lucq, les villageois suivaient une cure d'absinthe contre les vers."

 

Médecine préventive

 

Très ancienne, la science de l'herboristerie demande encore aujourd'hui très peu de matériel. Elle était à l'origine pratiquée par les gens des campagnes, simples et peu instruits, ce qui les a d'ailleurs empêchés de lutter contre les "savants" du monde pharmaceutique (lire ci-dessous).

 

Aujourd'hui, les plantes peuvent servir à guérir les petits maux de tous les jours, mais également à accompagner les malades souffrant de cas plus graves, en soignant les effets secondaires par exemple. "La médecine par les plantes est avant tout préventive, détaille la jeune femme. La prise en charge de la personne est globale, on ne répond pas à des symptômes précis comme c'est souvent le cas avec les médicaments."

 

Dans la nature, toutes les plantes ont leur utilité. Elles comportent un ou des principes actifs, ceux-là mêmes qui sont utilisés par la médecine "moderne". Seulement, lorsqu'on fabrique un médicament, on utilise un seul des principes actifs de la plante, alors que celle-ci a en elle le "contre-pouvoir" de ce principe actif, qui permet une contre-régulation naturelle. "Lorsque l'on utilise directement la plante, les risques d'effets secondaires sont fortement réduits", résume Marie.

 

Prudence

 

Avant de partir battre la campagne, gardez en tête quelques conseils simples. On ne ramasse pas n'importe quelle plante n'importe où. Les bas-côtés de routes et les abords de champs susceptibles d'être traités aux pesticides sont à éviter. L'automédication n'est pas sans danger. L'herboriste prévient son groupe, qu'elle sent conquis et prêt à faire le grand saut : "Cela reste de la chimie, des molécules. Certaines associations sont à déconseiller, même si les mélanges de plantes sont beaucoup moins nocifs que les mélanges de médicaments. Selon les traitements pharmaceutiques suivis par les personnes, il faut également être attentif quant à l'usage de certaines plantes."

 

En cas de doute sur les quantités et les alliances, certains pharmaciens ou même votre médecin sont en mesure de vous renseigner.

 

 

La prise en charge de la personne est globale, on ne répond pas à des symptômes précis"

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Marie, herboriste

 En France, les herboristes ont la vie dure

 Le diplôme d'herboriste n'existe plus en France depuis la publication d'une loi sous Vichy. Coincé entre les pharmaciens et la grande distribution, la profession peine à renaître, malgré une conjoncture européenne plutôt favorable. Comme la plupart de ses collègues français, Marie a suivi une formation à l'étranger. En Belgique, en Allemagne, en Suisse ou en Italie, cette médecine n'a rien de parallèle, puisqu'elle y est reconnue par l'Etat. En France, plusieurs écoles existent, mais les diplômes qu'elles délivrent ne sont pas reconnus.

 

La liste de plantes autorisées à être vendues "par des personnes autres que des pharmaciens" a grossi en 2008, passant à 148. Mais "sans législation, il est inutile voire dangereux d'allonger cette liste, estime Marie. Si les herboristes pouvaient à nouveau exercer, les risques seraient moindres. Cela permettrait de faire le tri entre les charlatans et les gens qui ont de réelles compétences". En juillet 2011, le sénateur Jean-Luc Fichet déposait une proposition de loi pour la reconnaissance du métier. Elle n'a pas about

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ZOOM

 Trouvez le remède dans votre jardin

 

Nul besoin de convoquer les esprits chamaniques et des plantes du bout du monde, le remède pousse peut-être au fond de votre jardin !

 la pulmonaire

 Où ? Bois éclairés.

 

Pourquoi ? Problèmes pulmonaires comme la bronchite.

 Comment ? En infusion. la prêle

 Où ? Milieux humides.

 Pourquoi ? Riche en silice, potassium et calcium, permet de nettoyer les articulations. Aide à prévenir les tendinites et les rhumatismes. Chez les femmes enceintes, assouplit les tendons et facilite l'accouchement.

 

Comment ? En décoction.

 

 les orties

 Où ? Un peu partout.

 

Pourquoi ? Fait circuler plus rapidement le sang. Permet de débloquer les articulations. Plante "adaptogène", permet à l'organisme de s'adapter à des situations stressantes, ou de le stimuler en cas de fatigue.

Comment ? En infusion.

 

la reine-des-prés

 Où ? Milieux humides.

 Pourquoi ? Contient des principes actifs que l'on retrouve dans l'aspirine. Permet de traiter les maux de tête. Elle fluidifie le sang, prudence pour les personnes qui ont un traitement cardiaque.

 Comment ? En infusion.

 

l'androsème

 

Où ? Milieux humides, sous-bois.

Pourquoi ? Impuissance, troubles de la virilité.

Comment ? En infusion.

 

le plantain

Où ? Prés, sous-bois, jardins.

Pourquoi ? Antiallergique, pousse souvent à côté de l'ortie, dont il annule les effets. En frotter les feuilles sur la piqûre. Traitement de fond contre rhume des foins. Efficace contre les piqûres d'insectes.

Comment ? En décoction ou teinture mère. l

 

 

 

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