Les ISARDS

 

L’isard se différencie du chamois par sa plus petite taille, ses écharpes noires et blanches en hiver et sa rousseur en été. Il est l’archétype de l’animal montagnard, capable de courses et de dénivelés impressionnants.

 

Facile à observer dans les vallées du parc national, l’isard reste néanmoins un animal sauvage.

 

L’isard vit au-dessus de la limite des arbres, en zone d'éboulis et de pelouses. En hiver, il descend en forêt ou sur les pentes où il y a moins de neige. On le trouve essentiellement entre 800 et 2 300 m.

 

Il vit plutôt en groupes (hardes). La cellule sociale de base est constituée de la mère et de son cabri. Les mâles adultes sont solitaires. Il arpente la montagne au gré des saisons. Au cours de la Conférence nous avons pu voir comment, au travers de la forme des cornes et des couleurs sur le pelage l’on peut reconnaître le sexe et l’âge des isards, ce qui permet d’ailleurs d’en faire un comptage précis

 

 En été, ils se rendent sur les hautes altitudes (jusqu’à 2 500 m) et l’hiver sur les estives et les forêts à la recherche de nourriture ou comme zone de refuge lors de tempêtes. Lorsque le manteau neigeux est très important, l’isard peut préférer les versants abrupts, où la neige tient moins facilement.

 

Herbivore, il se nourrit de plantes herbacées, de jeunes pousses et l’hiver, de bourgeons, d’aiguilles de conifères, de feuilles sèches et de lichens.

 

Le record de longévité observé chez un individu en liberté est de 24 ans. Les avalanches, le froid et la raréfaction de nourriture l’hiver sont des facteurs importants de mortalité tout comme l’aigle qui s’attaque surtout aux jeunes plus vulnérables. Certaines années, tous les jeunes cabris peuvent ainsi disparaître, ces années noires sont compensées par les bons résultats des années peu enneigées.

 

Espèce emblématique du patrimoine naturel pyrénéen, la protection de la population d’isards fut l’un des objectifs de la création du parc national. A cet effet, les deux réserves de chasse du Péguère et d’Ossau ont servi à la délimitation du périmètre du parc national. Menacé d’extinction dans les années 50, il a bénéficié de la protection du parc national. Aujourd’hui, on en compte plus de 5 000, répartis sur l’ensemble du parc national. Celui-ci a par ailleurs favorisé son retour dans les vallées en permettant la capture et le relâcher de plus de 300 individus en 20 ans.

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