l'AGRICULTURE DURABLE par J.P SARTHOU

« L’Agro écologie : Et si c’était le bon sens paysan remis au goût du jour », tel est le thème que nous a présenté J.P SARTHOU,  Chercheur à l’INRA

D’ABORD UN POINT SUR L’AGRICULTURE EXISTANTE.

La population mondiale a cru depuis 50 ans, et elle continue à croître plus vite que les surfaces agricoles. Malgré cela elle a fait suffisamment de progrès pour nourrir globalement la population. La progression de la production s’est faite essentiellement par l’intensification des surfaces existantes, intensification qui s’est faite par l’utilisation des engrais, de l’eau et des pesticides. Pour l’avenir, chaque habitant de la terre aura de moins en moins de surface disponible pour la production de son alimentation. Dans ce sens, elle a répondu avec succès  aux attentes qui lui étaient assignées depuis 50 ou 60 ans : nourrir les habitants, d’abord nationaux, puis mondiaux

Mais cette satisfaction des besoins a des conséquences lourdes :

  • -Des sols de plus en plus dégradés
    -La consommation mondiale d’engrais et de pesticides ne cessent de de croître
    -des cours d’eau fortement chargés en pesticides au niveau mondial
    - des eaux continentales chargées en nitrates
    -des marées vertes partout
    -Une perte de biodiversité importante
    -une réduction de l’efficacité des engrais azotés et de la croissance des niveaux de production
    -une réduction de la production de céréales par habitant

Cette situation de dégradation n’est pas celle que nous connaissons en France ou ces consommations d’engrais et pesticides est en baisse régulière depuis 20 ans

Pour l’avenir quelques infos rassurantes :

  • -Les céréales resteront  essentiellement a usage humain.
    -Le nombre de substances actives autorisées en Europe est en forte baisse, passant de 800 à 300 depuis 20 ans.
    - un constat détestable : 1/3 de l’alimentation mondiale est perdue ou jetée.

DANS CE CONTEXTE,  VIENT LA PLACE DE L’AGRO-ECOLOGIE.

C’est une idée déjà  ancienne et de très nombreuses recherches et écrits de chercheurs traitent de ce sujet depuis plus de 50 ans et plusieurs nous ont été présentés.

L’agrobiologie repose sur le paradigme suivant : optimiser la production agricole en favorisant les fonctions écologiques, tout en considérant les contraintes économiques et sociales des agriculteurs.

Jean Pierre SARTHOU nous en propose cette définition : » Exploiter au maximum les ressources naturelles (sol, biodiversité) pour les substituer aux achats d'intrants, d'énergie et de matériel. S’organiser et agir individuellement et collectivement pour atteindre cet objectif. Avoir/inciter à des comportements d’achat et d’alimentation en cohérence avec ces objectifs de durabilité

Pour ceci, il faut passer de la lutte  chimique systématique à :

  • La gestion agro écologique des ravageurs

  • La gestion agro écologique des ressources du sol

  •  

Cette approche de l’agriculture permet non seulement de protéger la biodiversité, mais encore d’en faire un outil d’amélioration de la production. Ceci se fait par :

  • Des pratiques respectueuses de l’environnement

  • En prenant en compte l’apport indispensable des pollinisateurs pour l’amélioration des rendements

  • En conservant une approche contrastée du paysage, avec arbres et haies, la diversité végétale permet la croissance de plantes et insectes utiles ou préservateur des nuisibles

AGRICULTURE DE CONSERVATION

  • Pas de travail du sol de manière à laisser les vers de terre et autres agents aérer et alléger le sol en profondeur

  • Préserver les insectes polinisateurs

  • Entre les produits récoltés et les semis, ne pas laisser les sols nus.

  • Ne pas ressemer la même espèce sur la même parcelle avant plusieurs années

  • Réduire, et supprimer les engrais et traitements chimiques.

  •  

Dans ce résumé vous n’avez pas tout le contenu d’une conférence passionnante et qui a duré plus de deux heures !!!

N’étant pas devenu de parfaits techniciens dans ce délai, ce résumé est très certainement incomplet.

Mais , au cours de cette conférence merci à M. Sarthou d'avoir donné une vision et de l’espoir à chacun, sur deux points que l’on croyait opposés : Alimenter une population croissante et respecter la biodiversité.


Pour compléter votre information, voici un texte trouvé sur internet, sans en connaître l'auteur:

Pour l'ONU, l’agroécologie serait le modèle de l’avenir. Située au carrefour de l’agronomie et de l’écologie, cette pratique agricole entend réconcilier agriculture durable et hauts niveaux de rendements. Et permettrait de doubler en dix ans la production alimentaire mondiale. 

Qu’est-ce que l’agroécologie ?

Ce néologisme, utilisé pour la première fois en 1928, désigne aujourd’hui à la fois une discipline scientifique, un mouvement de transformation sociale et un ensemble de pratiques agricoles inspirées des lois de la nature.


Mais l’agroécologie va plus loin que l’agriculture biologique. Il ne s’agit pas seulement de produire sans OGM, engrais ou pesticides, mais d’envisager le milieu naturel dans son ensemble (gestion de l’eau, lutte contre l’érosion, reboisement…) et de revaloriser les savoir-faire paysans. 

La mise en place  de pratiques agroécologiques :

. Les cultures associées
Faire pousser des pois et de l’orge pêle-mêle ressemble à une aberration dans le système aujourd’hui prédominant de monoculture intensive. Mais c’est en fait une technique très efficace : les plants de pois fixent dans le sol l’azote dont l’orge a besoin pour bien se développer. Ce principe de cultures associées permet d’augmenter les productions tout en limitant l’usage d’engrais artificiels.

. Le non labour
Dégradation de la fertilité des sols, destruction de la biodiversité… Le labour est de plus en plus mis à mal. Les agroécologues recommandent donc le semi direct. Cette technique, qui consiste à semer des plantes sans préalablement travailler la terre, permet de lutter contre l’érosion des sols.

. L’enseignement des savoir-faire paysans
Revaloriser les savoir-faire, mettre les paysans en réseaux et transmettre des pratiques agricoles durables non seulement aux générations futures, mais aussi aux agriculteurs désireux de transformer leur exploitation, font partie des principes fondamentaux de l’agroécologie.

L’agroécologie en France, une pratique encore marginale

Depuis quelques années, la conversion au modèle agroécologique ne s’opère plus uniquement dans les pays en développement. Face au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources fossiles et à la détérioration des sols, les pays industrialisés ont pris conscience de la nécessité de développer des pratiques agricoles durables.

En France, on ne compte encore que quelques pionniers dans le domaine, mais leurs résultats sont prometteurs. Créée en 2006, la ferme du Bec Hellouin, dans l’Eure, parvient à produire jusqu’à 100 euros de légumes par mètre carré cultivé. Un rendement supérieur à la moyenne nationale, pour une exploitation qui n’a presque pas recours aux énergies fossiles.

Dans la Drôme, premier département bio de France, le centre agroécologique des Amanins tente, à travers sa ferme, d’atteindre l’autonomie alimentaire. Cette structure cofondée par Pierre Rabhi s’est également donné pour mission de transmettre au public un ensemble de savoir-faire agricoles respectueux de l’environnement.

Encore marginale en France, l’agroécologie semble pourtant sur la bonne voie. En 2010, elle est devenue l’un des principaux champs d’étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Depuis 2012, le Ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, se fait le porte-parole d’une l’agriculture française durable. Et lors du dernier Salon de l’Agriculture, placé sous le signe de l’écologie, il a réitéré sa foi envers le modèle agroécologique. C’est par ailleurs à l’occasion de ce salon qu’ont été reconnus par l’Etat les premiers GIEE, les groupements d’intérêt écologique et économique. Un dispositif qui a pour objectif de valoriser et d’accompagner des collectifs d’agriculteurs engagés dans un projet de modification de leurs pratiques agricoles.


le Conférencier:

 

Jean Pierre SARTHOU

 

SES Enseignements
Conception et gestion d’agroécosystèmes multifonctionnels et durables :

 

  •  Histoire, concepts et déclinaisons de l’agroécologie

 

  • Agronomie et agroécologie appliquées à la protection intégrée des cultures (dont lutte biologique par conservation en entomologie)

 

 

  • 1993-1996 Doctorat en Sciences Agronomique « Contribution à l'étude systématique, biogéographique et agroécocénotique des Syrphidae (Insecta, Diptera) du Sud-Ouest de la France », Institut National Polytechnique de Toulouse – École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse, sous la direction du Pr Georges Terron (INP-ENSAT). Mention très honorable avec les félicitations du jury. Prix Lapeyrouse de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse.

 

  • 1986-1988 Diplôme d’Ingénieur Agronome spécialisé en Protection des Cultures, de l’Institut National Polytechnique de Toulouse – École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse.

 

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