Fleurs de montagne avec M. Gerbet

 

 « Partage et Culture »  samedi 5 avril 2014  à Accous

 

Encore une fois, le temps a passé si vite…

 

Une salle bien remplie, un public de tous les âges, pour assister cette fois, ce samedi 5 avril 2014,  à une conférence passionnante sur les fleurs de nos montagnes par Monsieur Gerbet, Botaniste qui a travaillé plus de 40 ans au Parc National, et qui s’est déplacé jusqu’à nous.

 

 Une approche historique et ciblée de la classification des plantes, quand, pourquoi et comment ?

 

Gros plans pour présenter quelques personnages importants qui y ont travaillés, dont certains originaires de notre Région . 

 

Du Jardin Botanique d’Athènes par Aristote au (IVè s. avt J.C., L’herbier des plantes médicinales de Diocoride (1er s. après J.C), et l’Histoire Naturelle de Pline l’Ancien dont 16 volumes sur les plantes, au classement (minéral, végétal, et animal) proposé par le médecin botaniste suédois, Carl Von Linné (1707/1778) qui restera la base d’une classification internationale des végétaux en latin (famille, genre, espèce) et qui mettra en place le «classement binomial»…

 

La présentation des herbiers et des flores dont la pièce maîtresse, 13 volumes, a 150 ans, elle est actuellement visible au Conservatoire de Bagnères de Bigorre et l’on découvre alors, son auteur, le Berger Botaniste pyrénéen, Pierrine Gaston Sacaze (1797/1893), la vie du personnage particulièrement intelligent et formé par le curé…

 

Puis celles de l’Abbé Hippolyte Coste 4500 espèces (en1906), Gaston Bonnier (en 1909), Abbé Paul Fournier (en 1947) et la flore de référence actuelle du 1991, la «Grande Flore des Pyrénées» et plus facile à avoir dans la poche «Fleurs des Pyrénées » de Philippe Mayoux.

 

 Et sur ce, un diaporama bien fourni, des plantes spécifiques de nos montagnes selon les saisons et leur situation, selon l’étage où on les trouve, comment on les reconnaît ? L’altitude où l’on peut les rencontrer, si elles préfèrent les zones rocheuses, comme la Saxifrage à feuilles opposées jusqu’à -15/-12° avec du soleil ; ou les sous-bois et clairières, comme l’Anémone des bois à la fonte des neiges, la Jacinthe des Pyrénées que l’on peut voir pendant 2 mois…, les nombreuses Gentianes Jaune, Printanière, à feuilles étroites, et bien d’autres… Comment se reproduit la Grande Marguerite ? Pourquoi certaines fleurs sont nommées «de Montpellier»?

 

 Au passage, du vécu, usages des anciens bergers : le Vératre Blanc contre la Galle des moutons ou l’Hellébore en macération (plante et racines) à pulvériser sur les verrues de la peau et des pieds des vaches, et aussi l’Aconit Panaché qui est un poison pour les moutons avec son antidote « faire avaler à l’animal à part égale terre et sel avec de l’eau pour le faire vomir » afin de le sauver.

 

 Quelques utilisations aromatiques de la vie courante dont la Marjolaine ou le Serpolet de la famille du Thym (Labiées) ; la Prêle, chargée de Silice, qui pouvait autrefois faire 30 m de haut ; l’Achillée Millefeuille (Herbe aux charpentiers), cicatrisante selon Ambroise Paré ;  le Tamier Commun dont la partie sommitale fait office d’asperge sauvage ; l’Armoise qui désinfecte ; mais surtout, celles dont il faut se méfier et qu’il faut éviter parce qu’elles sont mortelles comme la Digitale Pourpre, la Belladone, l’Aconit Panaché ; l’Epich Aca (pisse de Chien) très toxique ; ou allergisantes comme les Renonculacées (famille des boutons d’or) dont l’Anémone. 

 

Un beau panorama, comme si on y était… D’ailleurs rendez-vous bientôt sur le terrain, en juin, saison la plus propice à cet exercice…

 

 Voilà, ce petit résumé pour tenter de vous donner un avant goût de ces conférences que j’ai particulièrement appréciées… 

 

C. L.

 

Pour avoir davantage de photos de fleurs, allez à la rubrique "sorties/promenade a Azun" Cette ballade s'est déroulée avec M. Gerbet

 

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