HOMMAGE A ZAO WOU-KI, de la calligraphie chinoise à l'art occidental par Marilys PERE

 

 

Mme Marilys PÈRE est une passionnée de peinture. C'est une fidèle de notre vallée où elle vient souvent, et, pour nous adhérents de notre association, une habituée de nos conférences.

 

 

Elle nous présentera l'évolution de ce peintre chinois ZAO Wou-Ki, né en 1920,  tout d’abord formé  à l’école des Beaux Arts de Hangzhou où il apprit non seulement la peinture traditionnelle chinoise mais aussi l’art académique occidental, tout particulièrement admiratif de Cézanne, Matisse, Picasso.

  

En quête de couleurs  ZAO Wou-Ki décide de partir à Paris en 1948 pour  découvrir l’estampe, la taille, la lithographie tout en travaillant le dessin et la peinture à l’huile pour les intégrer ensuite en gravures, et traduire ses émotions par la couleur.

 

Sortant  de la calligraphie chinoise il réduit au fil du temps les figures à des signes le conduisant à l’ abstraction, à l’exécution d‘œuvres très épurées.

  

Ses tableaux deviennent de véritables paysages intérieurs des diptyques et triptyques traducteurs de ses sentiments, son intériorité….

  

Il parle de la fusion des couleurs, du silence du blanc, de la sérénité du bleu, du désespoir du violet et de l‘orange…

  

Ses œuvres sont des montagnes, des eaux dormantes mais aussi des torrents impétueux… frémissements des couleurs, le plein et le vide représentant  le vent, la lune, la pureté…

 

 Nous vous proposons de partir à sa découverte, de nous plonger dans son univers pictural où poésie, émotions et couleurs s’entremêlent et nous interpellent….

  

Peintre très atypique de l’après-guerre qui, toute sa  vie, a cherché à peindre les nuages, le souffle de l’air sur le calme de l‘eau…

 

 Venez avec nous pour un voyage poétique de l‘Orient à l’Occident

 

 

 

La conférence, résumée par Mme PÈRE

 

 

HOMMAGE à ZAO WOU-KI

 

ZAO Wou-Ki est un peintre né en Chine en 1920, issu d’une famille aristocratique où régnait le respect des traditions, la calligraphie, la poésie et la littérature.

 

Très tôt, dans sa toute petite enfance, son grand-père lui apprit la calligraphie, et à 15 ans il fut reçu à l’école des Beaux-Arts de Hangzhou où la technique de la peinture à l’huile était aussi enseignée, tout comme la peinture occidentale.

 

Mais Wou-Ki veut peindre « autrement », traduire par le pinceau ses propres émotions et s’échapper ainsi de l’académisme de la peinture chinoise, trop attaché à la reproduction exacte de la peinture des anciens maîtres.

 

Grâce à sa rencontre avec le conservateur du musée Cernuschi il décide, avec l’accord de son père, de venir à Paris où il arrive en 1948 avec sa première épouse Lan-Lan.

 

Très vite, ZAO Wou-Ki s’intègre à la société artistique parisienne, Soulages, Riopelle, Joan Mitchell, et en 1949 gagne le 1er prix d’un concours de dessin.

 

Ses premières toiles, sa découverte de la lithographie, sa rencontre en 1950 avec Henri Michaux sont assez déterminantes et lui permettent d’être connu et reconnu très rapidement.

 

On retient dans ses tableaux l’importance du vide, du souffle, notions essentielles de la peinture chinoise. Mais il est en quête d’exprimer dans sa peinture ce qu’il ressent dans son corps, « je voulais peindre le souffle du vent sur la surface de l’eau ».

 

La découverte de KLEE lui permettra par l’utilisation des signes de quitter la figuration pour aller vers l’abstraction.

 

Puis la découverte de la peinture américaine le poussera à utiliser de grands formats, dont de nombreux triptyques ou quadriptyques, comme dans ses Hommages à ses amis.

 

Nous avons choisi, d’une manière très arbitraire, de distinguer trois périodes de la vie de ce peintre en lien avec les trois femmes qu’il a aimées :

 

·         Lan-Lan               1938 – 1957

 

·         May                      1958 – 1972

 

·         Françoise            1973 – 2013

 

Il est perturbé par l’état de santé de May. Henri Michaux l’incite alors à revenir à l’encre de Chine. Dans ses encres il réinterprète l’abstraction selon la conception chinoise du geste et de l’espace.

 

La troisième partie de sa vie avec Françoise Marquet lui permet de retrouver quiétude, sérénité et paix.

 

Après avoir fait un rappel sur la calligraphie et la peinture chinoise avec sa notion du vide, du souffle, nous vous proposons ce voyage de l’Orient à l’Occident pour découvrir l’évolution de ZAO Wou-Ki et nous immerger dans les toiles de ce coloriste des émotions, qui exalte à la fois les joies et les tristesses comme un journal intime.

 

« Toute ma vie j’ai cherché à peindre un espace invisible, celui du rêve, d’un lieu où on se sent toujours en harmonie même dans des formes agitées ou des formes contraires. J’ai cherché la légèreté de l’espace, la fusion des couleurs, la turbulence des formes qui se disputent, la place du vide, des masses qui s’affrontent comme mes angoisses et mes peurs, silence du blanc, sérénité du bleu, désespoir du violet et de l’orange. »

 

Cet homme aux doubles rivages, au croisement de deux cultures, a su apporter à la peinture un langage nouveau, né de ce dialogue incessant entre l’Orient et l’Occident, nous livrant une vision onirique du monde, un espace féérique, poétique, soit l’alchimie de ses paysages intérieurs.

 

Les Photos ci après sont visibles sur Internet. Elles illustrent l'évolution de la peinture de ZAO WOU-KI 

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