LES CHANSONS ET L'HISTOIRE par Francis CHA

 

 

 

Chansons et histoire de France : présentation 

 


 Sous l’ancien régime, la chanson était  le reflet de l’opinion publique. 

 

« Qu’est-ce qui se chante au Pont Neuf ? » se demandait-on à la cour.

 

     La Révolution se déroula au son de « La Marseillaise »,  du « Chant du départ », de la « Carmagnole » et du « ça ira ».

 

    La commune de Paris, en 1871, nous laissa « l’Internationale », « La semaine sanglante », « Le temps des cerises ».

 

     La fin du siècle grâce aux libertés obtenues dans la République vit l’épanouissement d’un répertoire riche et varié. 

 

    Les chansons patriotiques, « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine », « Le régiment de Sambre et Meuse », « En avant les p’tits gars »,  préparaient la revanche de 1871 contre l’Allemagne. 

 

   La guerre de 14-18 nous laissa « La Madelon » mais aussi des chansons pacifistes : « La chanson de Craonne », la «Butte Rouge». 

 

          

 

  Dans les années20-30, on chantait  l’empire colonial français (« Ma petite tonkinoise »), l’émancipation féminine (« Elle s’était fait couper les cheveux »).

 

 

 

        Pendant l’occupation,  certains écoutaient « Maréchal, nous voilà ! », d’autres, « le Chant des partisans ».

 

      Plus tard, des chansons décrivirent l’horreur de la guerre (« Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, « Elle s’appelait Sarah » de Jean Jacques Goldman). 

 

    Après- guerre, la chanson  a accompagné les grands mouvements de la politique française. Jean Ferrat faisait l’éloge du communisme (« Potemkine », « Ma France »), Léo Ferré celui de l’anarchisme (« Les anarchistes »). Vian et Le Forestier chantaient le pacifisme (« M le Président »,  « Parachutiste »). Philippe Clay et Gilbert Bécaud défendaient le gaullisme.

 

 

 

  Des chanteurs  surent  exprimer en trois minutes  les évolutions de la société françaises : l’exode rural (« La Montagne » de Jean Ferrat), la fermeture des usines et le chômage (« Les mains d’or de Bernard Lavilliers), la libération sexuelle (« Les élucubrations » d’Antoine, « Je voudrai faire l’amour avec toi »  de Polnareff…. ), les problèmes écologiques ( « Portsall » de Caradec…..), la surconsommation ( « Foule sentimentale » de Souchon)….. 

 

         La chanson,  cet « art de la miniature »,  est un des meilleurs « sismographes » culturels  pour comprendre les évolutions des sociétés.

 

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