ETHIQUE MEDICALE ET BIOMEDICALE , ET LA DIGNITE DES MALADES par  M. Jacques RICOT

 

La présentation de la conférence du 22 octobre à Accous

 

Si nous prenons l’un des titres proposés, le résumé suivant peut convenir.

  

Affirmer la dignité du malade, c’est lui reconnaître une valeur inestimable malgré et même à cause de sa vulnérabilité.

 

Mais la dignité est l’un des termes les plus équivoques de la langue de tous les jours et la philosophie doit proposer ses services pour mettre de l’ordre dans ce terme, ce qui entraîne des  conséquences sur la conception du soin. Trois significations doivent être distinguées.

 1. La dignité renvoie à la valeur absolue accordée à la personne humaine en sa singularité, valeur inconditionnelle qui jamais ne peut être perdue. Ce sens est clairement celui qui est indiqué par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

 

2. Une autre signification de la dignité ne peut en aucune façon être confondue avec la première. Il s’agit ici d’être en conformité avec une norme comportementale, physique ou morale. Manquer de courage, ou encore voir se dégrader l’état de sa propre personne ou de celle d’autrui, n’équivaut pas à la « perte » de la dignité telle qu’elle a été définie ci-dessus, ni à la disparition de l’exigence que cette dignité soit honorée.

 3. Enfin, la dignité ne saurait être confondue avec la liberté, comme on le fait parfois en un raccourci fallacieux renonçant ainsi à l’originalité du concept et à l’innovation représentée par son acte de naissance juridique lors de la Déclaration universelle des droits de l’homme.. Face à une liberté conçue sur le mode d’une extension indéfinie du moi, bornée par la seule liberté d’autrui, la dignité vient rappeler la limite à l’intérieur de laquelle l’humanité de l’homme doit être préservée.

 

 

M. Ricot à soutenu, en 2012,  une thèse sur le sujet

 

Les enjeux de l’éthique médicale en fin de vie.

Membres du jury :

 

  • Jacqueline Lagrée (philosophie, Rennes)
  • Jean-Michel Boles (médecine, Brest)
  • Emmanuel Cadeau (droit, Nantes)
  • Denis Moreau (philosophie, Nantes, directeur)
  • Frédéric Worms (philosophie, Lille/ENS Ulm)

Résumé de la thèse :

 

Lors des discussions autour de la fin de vie qui agitent le débat dans les sociétés développées, et particulièrement en France, depuis quelques décennies, la pratique soignante sollicite la contribution du philosophe. On lui demande de clarifier les notions employées car un grand désordre règne dans le lexique utilisé pour décrire les situations de fin de vie et pour les évaluer. Ainsi, des notions sans cesse mobilisées comme la dignité, l’autonomie, la compassion, l’euthanasie sont-elles l’objet de confusions qu’il convient d’essayer de dissiper et ce nettoyage lexical est le préalable requis pour comprendre les enjeux éthiques des pratiques médicales dans le champ de la fin de vie.

 

Loin de se limiter à la question fortement chargée émotionnellement de l’euthanasie, l’éthique du soin ultime exige aussi un examen attentif des risques de l’obstination déraisonnable, de la manière de soulager la douleur, du respect de la liberté du patient. Cette dernière exigence appelle une réflexion sur l’articulation du principe de bienveillance du soignant et de celui de l’autonomie du patient, sur la fonction de l’interdit en général et sur celui de donner la mort en particulier, sur la transgression de la loi qu’on ne saurait confondre avec sa négation. Les enjeux éthiques du soin ultime, à l’heure d’une médicalisation croissante de la fin de vie, engagent une conception du soin dû à l’homme, ce que le code de déontologie médicale aussi bien que la loi ne peuvent ignorer.

 

Et c’est pourquoi, il convient enfin d’accorder une attention particulière à ce qui se joue dans le champ législatif et juridique.

 

AUTRE ARTICLE

MOTS-CLÉS :

dignité, autonomie, compassion, euthanasie, fin de vie.

 

 

Paris Notre-Dame du 4 décembre 2014 – Jacques Ricot : Mourir dans la dignité

 

13 décembre 2014   Articles en français, Fin de vie, Population vulnérable, Respect de la personne humaine, Solidarité, Solitude

 

Cet article est extrait de Paris Notre-Dame du 4 décembre 2014.

 

Mourir dans la dignité ?

 

P.N.-D. – Quel point de vue avez-vous développé sur la question du « mourant parfait », lors de la conférence débat du 2 décembre au Collège des Bernardins ?
Jacques Ricot, docteur en philosophie, spécialisé en éthique médicale.© D.R.

 

Jacques Ricot –  Spécialisé en éthique médicale, j’ai été confronté à la polysémie de la notion de dignité, avec l’expression « mourir dans la dignité » utilisée depuis plusieurs décennies dans deux sens contradictoires : celui d’interdire à la fois l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie comme le propose la loi Leonetti de 2005, et celui de pouvoir mourir quand on le souhaite en « bénéficiant » du suicide assisté, voire de l’euthanasie, pour éviter de se voir mourir trop longuement. Notre société considère en effet la bonne mort comme celle rapide, dont on ne s’aperçoit pas, et non celle qui arrive au terme d’une agonie. À mes yeux, le terme dignité revêt trois significations : la dignité intrinsèque inhérente à tout être humain ; la manière dont on se situe par rapport à une norme morale ou à une convention ; et l’exercice de sa liberté. Cette dernière signification est celle utilisée par les partisans de l’euthanasie : pourtant, elle peut entrer en collision avec la première signification. Par exemple, le toxicomane qui est libre de se droguer ne porte-t-il pas de cette façon atteinte à sa dignité première ? Toute liberté n’élève pas l’être humain.

 

P.N.-D. – En quoi cette question de dignité a-t-elle un lien avec la mort et la perfection ?

 

J. R. –  La question est de savoir si mourir dignement est mourir en respectant simplement la liberté ou mourir en étant soulagé dans sa souffrance et aidé pour vivre jusqu’au bout sa vie d’être humain ? Sous prétexte de vouloir légitiment lutter pour améliorer les conditions de la naissance, de la vie adulte et de la mort, on se révolte contre la finitude de la vie, contre le tragique inéluctable de la condition humaine. Incarnés, nous avons pourtant des limites. Nous ne choisissons pas notre naissance, nous connaissons la vieillesse et la maladie, et bien sûr aussi de grands bonheurs ! Dans notre société sécularisée, l’idéal eschatologique est transféré dans une recherche de perfection ici-bas. En réalité, l’amélioration de notre condition d’homme s’accomplit dans une quête de perfection dans les relations humaines et non pas dans une perfection médicale largement imaginaire. C’est ce que nous avons cherché à montrer dans ce cycle de « questions de médecine ».

 

P. N.-D. – Les députés Alain Claeys et Jean Leonetti s’apprêtent à rendre une proposition de loi sur la fin de vie. Qu’en attendre ?

 

J. R. – Deux points risquent de faire couler salive et encre : d’abord les directives anticipées, soit la prise en compte des souhaits du patient concernant sa fin de vie qui, devenant plus contraignantes, pourrait être juridiquement opposables. Ensuite, la sédation que pourrait demander le patient et qui serait irréversible, même s’il n’est pas en phase terminale. Alain Clayes étant partisan du suicide assisté, contrairement à Jean Leonetti, ils pourraient avoir trouvé un compromis pas nécessairement satisfaisant. • Propos recueillis par Ariane Rollier

 

Plus d’infos sur www.collegedesbernardins.fr

 

Sommaire : Parole d’Église : Mourir dans la dignité ? avec Jacques Ricot, spécialisé en éthique médicale • Interview : Synode sur la famille : la consultation démarre ! • Enquête : Quand les paroisses renouvellent leur accueil • Décryptage : Une célèbre peinture péruvienne à la cathédrale Notre-Dame

 

Cet article est extrait de Paris Notre-Dame du 4 décembre 2014.

 

1) texte d'article  publié dans Ouest France sur l'affaire Bonnemaison

La pitié dangereuse

 

On prétend bien légèrement que la décision du procès de Bayonne est une critique de la loi actuelle sur la fin de vie. Une autre lecture est possible qui interroge sur les dérives de la compassion.

 

« Vous n’êtes pas un assassin, ni un empoisonneur » avait déclaré l’avocat général au médecin urgentiste Bonnemaison, soulignant sa « sincérité », sa « volonté de bien faire ». En acquittant le médecin, les jurés de la cour d’assises n’ont pas voulu accabler davantage un homme ébranlé par trois années d’incertitude sur son sort, et dont les fragilités ainsi que la vie privée ont été offertes à l'impudeur publique.

 

Le docteur Bonnemaison n’est pas un bandit des grands chemins et c’est ce qu’ont dit en chœur aussi bien l’avocat général que les jurés. Comme l’a déclaré pertinemment Michèle Delaunay, l’ancienne ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie : « La majeure partie de ces fins de vie n'ont pas leur place dans les services d'urgence. ».

 

Mais l’acquittement du médecin n’a rien à voir avec l’indulgence appelée par les circonstances atténuantes. Car en innocentant l’homme au motif de son aptitude à compatir, en l’absolvant de ses insuffisances professionnelles, en n’écoutant pas les solides arguments de l’avocat général sur l’absence de discernement du médecin, les jurés ont accrédité une idée périlleuse : la compassion n’a pas à être éclairée par la compétence. En refusant de sanctionner les actes pourtant clairement délictueux du médecin, ne serait-ce que par la peine symbolique du sursis, ils ont illustré une dérive contemporaine inquiétante, visible dans beaucoup de domaines : le tout compassionnel tend à devenir l’unique boussole pour définir l’éthique et le droit. Or, il est avéré que le médecin a refusé la concertation avec son équipe, les proches et les patients, sous le fallacieux prétexte de les protéger de ses décisions expéditives. Qu’il a précipité la mort de personnes qui ne souffraient pas. Qu’il a utilisé du curare paralysant les voies respiratoires au lieu de soulager la douleur. Bref sa pratique, très en retard sur les progrès de l’accompagnement de la fin de vie, n’était pas conforme à l’éthique des soins palliatifs qui associent le patient aux décisions médicales.

 

Ce verdict n’apaise pas les membres de son équipe soignante qui ont souffert de ses pratiques solitaires et opaques. Il déstabilise les médecins qui, avec dévouement et compétence, soulagent les patients en fin de vie. Il n’améliore pas la confiance des malades envers les soignants invités objectivement par ce jugement à la transgression. Osons dire aussi qu’il n’aide pas le docteur Bonnemaison à se reconstruire puisque ses erreurs manifestes n’ont pas été reconnues et qu’il est instrumentalisé.  Pour toutes ces raisons, le parquet général a légitimement fait appel, le 2 juillet, de la décision de la cour d'assises.

 

Saurons-nous entendre Stefan Zweig (1) dénonçant la pitié « molle et sentimentale, qui n'est en réalité que l'impatience du cœur de se débarrasser le plus vite possible de la pénible émotion qui vous étreint devant la souffrance d'autrui, qui n'est pas du tout la compassion » ?

 

(*) Philosophe, auteur de Du bon usage de la compassion, Puf, 2013.

(1) La pitié dangereuse, de Stefan Zweig (1939).

http://www.ouest-france.fr/point-de-vue-la-pitie-dangereuse-2705212

 

2)  Ouest-France sur l'affaire Vincent LAMBERT


Mardi I juin 2015 Par Jacques Ricot (.)


Vincent Lambert, tragédie moderne l-'épouse de Vincent Lambert
réclame qu'on laisse partir son mari ;sa mère exige qu'on le maintienne
en ,vie. Les deux femmes se déchirent publiquement, et derrière elles s'affrontent les clans familiaûx et leurs histoires secrètes, des avocats théâtraux,
des militants mobilisés, Pour le plus grand avantage des micros tendus, des caméras braquées, des éditeurs intéressés. Les ingrédients d'une tragédie sont réunis pour les voyeurs modernes que nous sommes devenus: l'amour,
la mort.
Est-il possible de ne condamner personne dans ce drame dont le héros est une figure muette? Est-il permis de considérer que les soignants sont honnêtes, même s'ils sont fragiles; que les avocats exercent leur métier, même s'ils
sont grandiloquents et agaçants; que les magistrats font leur travail, même si leur fonction n'est pas le jugement médical; que la mère est sincère, même si ses options religieuses et sa ténacité ne plaisent pas à tous; que l'épouse est
en souffrance, même si elle est parfois instrumentalisée ?

Reprenons la question,

Peut-on laisser mourir Vincent Lambert, cet homme atteint de lésions cérébrales considérées comme irréversibles en l'état actuel des expertises de la science médicale?
Oui, vient de répondre définitivement la Cour européenne des droits de I'homme.
Dans le cas de Vincent Lambert - et seulement dans ce cas car la justice ne connaît que des situations uniques -, il a été dit qu'on pouvait ne pas maintenir
la nutrition, ce qui n'équivaut pas à l'arrêt des soins,, ni à faire mourir de faim, selon des expressions aussi erronées que malencontreuses.


Qn " peut> cesser la nutrition mais le " doit-on " ?


Même si la frontière est parfois ténue, l'intention de laisser mourir en cessant l'obstination déraisonnable et la décision de tuer en pratiquant une injection létale ne sont pas assimilables, ni médicalement ni éthiquement. Les juges
ont aussi indiqué qu'on ne saurait opérer une quelconque généralisation
à partir du cas particulier de Vincent Lambert,


Les centaines de traumatisés crâniens et cérébro-lésés français présentent chacun une histoire et un tableau clinique singuliers. On peut donc cesser la nutrition dans le cas particulier de Vincent Lambert, sans déroger à l'éthique
médicale ni à la loi, ont déclaré en chœur médecins et juges. Et cela, essentiellement, parce que le recueil de ce qui aurait été la volonté du patient repose sur des témoignages fiables, bien que non formalisés.
On n peut ; donc cesser la nutrition, soit !

 

Mais le n doit-on, dans les circonstances présentes ?
Sans doute, la mère paraît être davantage dans l'acharnement judiciaire
que dans l'obstination médicalement raisonnable, Mais enfin, que lui répondre quand elle se dit prête à accompagner son fils dans l'état où il se trouve, témoignant par là que les plus fragiles doivent être protégés? N'a-t-elle
pas reçu le soutien des familles de traumatisés crâniens et cérébro- lésés?

Mais aussi, comment faire cesser le réel supplice d'une épouse aimante et le malaise d'une équipe soignante happées par un combat qui les dépasse?


Ni la justice ni la médecine n'éradiqueront le tragique de la condition humaine. Ne restent que les artisans de paix pour aider chacun à vivre le moins mal possible.

Mais où sont-ils dans cette tragédie ?

 

 

 3  Quelle dignité  pour l'homme  en fin de vie ?

 

Catégorie : La dignité 

Publié le samedi 8 juin 2013 17:52 

Écrit par Professeur Jacques Ricot

 

La dignité de l'homme tient à son humanité. Cela signifie que la dignité est une exigence qui concerne tout être humain indépendamment de son âge, de son handicap physique ou mental, de sa maladie, de l'idée que les autres se font de lui-même. C'est ce que montre le professeur Jacques Ricot, philosophe. [...]

Professeur Jacques Ricot, chercheur associé, agrégé et docteur en philosophie, chargé de cours (1998-2010) au département de philosophie de l'université de Nantes, membre du Groupe nantais d'éthique dans le domaine de la santé (GNEDS) du CHU de Nantes (2000-2012), membre de la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs).

 

Il arrive que certains hommes, dans des situations de détresse et de fragilité, en viennent à perdre l'estime d'eux-mêmes et finissent par douter de leur propre dignité surtout quand elle n'est pas honorée par le regard qu'autrui porte sur eux. Mais savons-nous bien ce qu'est la dignité ? 

Il se trouve que dans la langue commune, le terme « dignité » possède plusieurs significations et des glissements sémantiques s'opèrent d'une manière insidieuse entraînant des conséquences éthiques assez redoutables. Il faut donc analyser avec rigueur le terme de dignité en commençant par mettre en évidence la pluralité de ses usages, mais en se refusant à les constater paresseusement. Il faudra, en effet, nous efforcer de les organiser et de les hiérarchiser.

 

La dignité ontologique

 

Le sens ontologique, qui est aussi un sens axiologique, est clairement indiqué dans le préambule et l'article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 :
« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde [...] l'assemblée générale proclame [...] : Article premier - Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. »

La dignité humaine ainsi entendue n'est pas une qualité que nous possédons par nature comme telle caractéristique physique ou psychique, elle n'est pas une détermination de l'être humain, elle est le signe de son intangibilité, renvoyant à la valeur absolue accordée à la personne humaine en sa singularité, valeur inconditionnelle qui jamais ne peut être perdue. Nul n'a le pouvoir de renoncer à sa dignité car elle ne dépend ni de l'idée que l'on se fait de soi-même, ni du regard posé par autrui.

 

La dignité-décence

La dignité, dans l'usage contemporain, désigne cette sorte d'élégance qui épargne à autrui le spectacle de nos propres maux. Ne pas être pour autrui un poids, assumer stoïquement les épreuves de l'existence, cultiver pudeur et discrétion, persévérer dans l'héroïsme du quotidien, ce sont là des vertus communes à l'héritage de toutes les grandes sagesses. Mais la dignité comprise en ce sens, connaît aussi sa limite. Car en développant la maîtrise de soi, en se conformant à une image de soi présentable, ne pourrait-on en venir à nier la dignité ontologique de celui qui ne parvient pas à coïncider avec la norme socialement définie du devoir de ne pas importuner autrui ? Malgré sa grandeur, cette deuxième signification de la dignité, qu'on peut appeler dignité-décence, ne doit en aucune façon être confondue avec la première. Manquer de courage, ou encore voir se dégrader l'état de sa propre personne ou de celle d'autrui, n'équivaut pas à la perte de la dignité ontologique ni à la disparition de l'exigence que la dignité soit honorée.

 

La dignité ne saurait être confondue avec la liberté

 

La dignité-liberté

Enfin, la dignité ne saurait être confondue avec la liberté, comme on le fait parfois en un raccourci fallacieux renonçant ainsi à l'originalité du concept et à l'innovation représentée par son acte de naissance juridique lors de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Face à une liberté conçue sur le mode d'une extension indéfinie du moi, bornée par la seule liberté d'autrui, la dignité vient rappeler la limite à l'intérieur de laquelle l'humanité de l'homme doit être préservée.

La dignité ontologique, en tant que principe d'humanité, apparaît dans son intangibilité, en position de réguler les autres usages. Autrement dit, on ne pourra se réclamer de la dignité-décence ou de la dignité-liberté sans s'abstraire de la dignité ontologique et axiologique.

 

On ne pourra se réclamer de la dignité-décence ou de la dignité-liberté sans s'abstraire de la dignité ontologique et axiologique

 

 Et l'on admettra que la dignité ne saurait se réduire à n'être qu'une convenance personnelle ou résulter du regard empirique porté par autrui ou encore se confondre avec la libre disposition de soi, sauf à s'éloigner de la construction philosophique et juridique du concept. Si la situation de la personne en fin de vie est bien d'abord celle d'une personne humaine, il n'y a pas lieu de lui appliquer une conception différenciée de la dignité. Celle-ci lui est irréductiblement attachée et implique des devoirs à son égard. La question de la dignité ne se limite pas aux rapports individuels avec ceux qui sont dans un état de vulnérabilité extrême, elle concerne toute une société, toute une culture et pour ainsi dire, toute une politique.

 

Autres textes pris sur internet, dont cette interview de M. RICOT

 

Cet article est extrait de Paris Notre-Dame du 4 décembre 2014.

 Jacques Ricot –  Spécialisé en éthique médicale, j’ai été confronté à la polysémie de la notion de dignité, avec l’expression « mourir dans la dignité » utilisée depuis plusieurs décennies dans deux sens contradictoires : celui d’interdire à la fois l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie comme le propose la loi Leonetti de 2005, et celui de pouvoir mourir quand on le souhaite en « bénéficiant » du suicide assisté, voire de l’euthanasie, pour éviter de se voir mourir trop longuement. Notre société considère en effet la bonne mort comme celle rapide, dont on ne s’aperçoit pas, et non celle qui arrive au terme d’une agonie. À mes yeux, le terme dignité revêt trois significations : la dignité intrinsèque inhérente à tout être humain ; la manière dont on se situe par rapport à une norme morale ou à une convention ; et l’exercice de sa liberté. Cette dernière signification est celle utilisée par les partisans de l’euthanasie : pourtant, elle peut entrer en collision avec la première signification. Par exemple, le toxicomane qui est libre de se droguer ne porte-t-il pas de cette façon atteinte à sa dignité première ? Toute liberté n’élève pas l’être humain.

 

P.N.-D. – En quoi cette question de dignité a-t-elle un lien avec la mort et la perfection ?

 

J. R. –  La question est de savoir si mourir dignement est mourir en respectant simplement la liberté ou mourir en étant soulagé dans sa souffrance et aidé pour vivre jusqu’au bout sa vie d’être humain ? Sous prétexte de vouloir légitiment lutter pour améliorer les conditions de la naissance, de la vie adulte et de la mort, on se révolte contre la finitude de la vie, contre le tragique inéluctable de la condition humaine. Incarnés, nous avons pourtant des limites. Nous ne choisissons pas notre naissance, nous connaissons la vieillesse et la maladie, et bien sûr aussi de grands bonheurs ! Dans notre société sécularisée, l’idéal eschatologique est transféré dans une recherche de perfection ici-bas. En réalité, l’amélioration de notre condition d’homme s’accomplit dans une quête de perfection dans les relations humaines et non pas dans une perfection médicale largement imaginaire. C’est ce que nous avons cherché à montrer dans ce cycle de « questions de médecine ».

 

P. N.-D. – Les députés Alain Claeys et Jean Leonetti s’apprêtent à rendre une proposition de loi sur la fin de vie. Qu’en attendre ?

 

J. R. – Deux points risquent de faire couler salive et encre : d’abord les directives anticipées, soit la prise en compte des souhaits du patient concernant sa fin de vie qui, devenant plus contraignantes, pourrait être juridiquement opposables. Ensuite, la sédation que pourrait demander le patient et qui serait irréversible, même s’il n’est pas en phase terminale. Alain Clayes étant partisan du suicide assisté, contrairement à Jean Leonetti, ils pourraient avoir trouvé un compromis pas nécessairement satisfaisant. • Propos recueillis par Ariane Rollier

 

Plus d’infos sur www.collegedesbernardins.fr

 

Sommaire : Parole d’Église : Mourir dans la dignité ? avec Jacques Ricot, spécialisé en éthique médicale • Interview : Synode sur la famille : la consultation démarre ! • Enquête : Quand les paroisses renouvellent leur accueil • Décryptage : Une célèbre peinture péruvienne à la cathédrale Notre-Dame

 

 

« Nul n’est méchant volontairement », p. 68-70 dans le collectif Platon. Gorgias,

 

 

 

 

 

Les activites et publications de  Monsieur Jacques Ricot

 

Date et lieu de naissance : 23 octobre 1945 à Chantonnay (85)
Nationalité : française
Situation de famille : marié, quatre enfants, quatre petits-enfants

 Titres universitaires

 

  • Licences de philosophie (1966), sociologie (1967) et lettres (1971).
  • Certificats de sciences de l’éducation (1972-1973).
  • Diplôme d’études supérieures de philosophie (1967).
  • Agrégation de philosophie (1969).
  • Docteur en philosophie (2012)

 Parcours professionnel

 

  • 1969-1987 : directeur d’études au Centre de formation des professeurs de collège de Nantes.
  • 1987-1996 : professeur en classes terminales au lycée Clemenceau de Nantes.
  • 1988-2006 : professeur en classes préparatoires scientifiques au lycée Clemenceau de Nantes.
  • 1998- 2010 : chargé de cours au département de philosophie de l’Université de Nantes.
  • 2010-2015 : chargé de cours de philosophie au Grand Séminaire interdiocésain de Nantes.

 Engagements récents

 

  • Membre du Groupe nantais d’éthique dans le domaine de la santé (Gneds) du CHU de Nantes (2000-2016).
  • Membre de conférence régionale de santé et de l’autonomie (ARS) des Pays de la Loire.
  • Membre de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap).
  • Consultant et intervenant de l’association de médecins Phil’éthique (2008-2015).
  • Membre de l’association nantaise Philosophia (2004-2015). Membre de la direction de projet des Rencontres de Sophie depuis l’origine (2000).
  • Président du conseil d’administration de l’association ESPER (1997-2000). Centre de post-cure psychiatrique.
  • Vice-président du Collectif européen des équipes de pédagogie institutionnelle (1998-2015).

 Ouvrages

 

  • (En collaboration avec Françoise Gouzard-Thomas, Roger et Massé) Lire et comprendre un texte. Préparation Sciences Po. Épreuves de culture générale, Ellipses, 1991.
  • Leçon sur l’humain et l’inhumain, Paris, PUF, 1997.
  • Étude sur l’humain et l’inhumain, Nantes, Pleins Feux, éditions augmentées du précédent, 1998, 2004.
  • Leçon sur « La perception du changement » de Henri Bergson, Paris, PUF, 1998.
  • Leçon sur savoir et ignorer, Paris, PUF, 1999.
  • Peut-on tout pardonner ?, Nantes, Pleins Feux, 1999, réimpressions 2001 et 2008.
  • Leçon sur l’« Éthique à Nicomaque ». Livres sur l’amitié, Paris, PUF, 2001.
  • Leçon sur la paix, Paris, PUF, 2002.
  • Philosophie et fin de vie, Rennes, ENSP, 2003.
  • Dignité et euthanasie, Nantes, Pleins Feux, 2003.
  • (En collaboration avec Patrick Verspieren et Marie-Sylvie Richard), La Tentation de l’euthanasie, DDB, 2004.
  • Éthique du soin ultime, Rennes, Presses de l’EHESP, 2010.
  • Du bon usage de la compassion, PUF, 2013.

 Articles

 

(Avant 1990, plusieurs articles dans la revue Cahiers Pédagogiques.)

  • « Entre relativisme et universalisme » p. 64-67 dans le collectif Claude Lévi-Strauss. Tristes tropiques, Paris, Ellipses, 1992.
  • Paris, Ellipses,1994.
  • « René Maublanc et le Grand Jeu » , p. 94-98, dans le collectif Le Rêve d’une ville, Nantes et le surréalisme, Musée des Beaux-Arts de Nantes, 1994.
  • « Albert Bazaillas, un philosophe de la sensibilité », p. 99-100, dans Le Rêve d’une ville, Nantes et le surréalisme, Musée des Beaux-Arts de Nantes, 1994.
  • « Aragon et la hantise de l’amour », p.101-107dans le collectif Aragon, Les Yeux d’Elsa, Paris, Ellipses,1995.
  • « Paternité et royauté », p. 71-76 dans le collectif Calderón. La Vie est un songe, 1996, Paris, Ellipses.
  • « Rousseau en représentation », p. 26-28, dans le collectif Rousseau. Les Confessions, 1996, Paris, Ellipses.
  • « Vulnérabilité de l’homme, vulnérabilité de Dieu selon Hans Jonas », p. 163-177 dans Sens, 4, avril 1998.
  • « Pertinence du concept de Nature », p. 77-84 dans Raison Présente, 132, 1999.
  • « Les valeurs communes dans l’espace scolaire », p. 33-35 dans Repères (CNDP, Ministère de l’Éducation nationale), L’éducation à la sexualité au collège et au lycée, 1ère édition en 2000, 2ème édition en 2004. * « Parole du maître, parole de l’élève », p. 101-105, dans Prendre la parole. Apprendre par la parole. Actes de l’Université d’été de Saint-Nazaire, (Ministère de Éducation nationale), juillet 2000.
  • « Un avis controversé sur l’euthanasie », p. 98-118 dans Esprit, 11, novembre 2000.
  • « Philosophie et euthanasie », p. 70-76 dans Revue Jalmalv, 63, décembre 2000.
  • « Remarques philosophiques sur la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 », p. 10-13 dans Philosophie, religion et droits humains, Éd. Amnesty international, 2001.
  • « La vie humaine et la médecine », p. 237-244 dans Esprit, 8-9, août-septembre 2001.
  • « Dire la vérité aux patients », p. 13 dans Regards (CH Saint-Nazaire), mars 2003.-* « Le pardon, notion philosophique ou religieuse ? », p. 131-138 dans Horizons philosophiques (Québec), vol. 13, 2, 2003.
  • « Pourquoi la philosophie n’a-t-elle pas encore intégré la non-violence ? », p. 51-58 dans Alternatives non-violentes, 127, été 2003.
  • « Thématique de la paix », p. 217-226, dans La Guerre, la Paix, Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Maroc, 2003.
  • « Quelques clés pour la lecture du Projet de paix perpétuelle. Esquisse philosophique d’Emmanuel Kant », p. 259-274 dans La Guerre, la Paix, Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Maroc, 2003.
  • « Remarques philosophiques sur la responsabilité », p 293-303 dans Revue Générale de Droit (Ottawa), vol. 33, 2, 2003.
  • « Fin de vie : repères éthiques et philosophiques », p. 7-25 dans Laennec, 1, 2004.
  • « Les formes nouvelles du pacte de soins », p. 77-82 dans Revue Générale de Droit Médical, 12, 2004.
  • « Bienfaisance et autonomie », p. 9-14 dans Revue Jalmalv, 77, juin 2004.
  • « Prendrons-nous le deuil du preneur d’otages ?, p. 24-26 dans Alternatives non violentes, 2ème trimestre 2004.
  • « Le handicap porte-il atteinte à la dignité de l’homme ? », p. 173-191 dans le collectif La dignité humaine en question, Édition de l’Emmanuel, 2004.
  • « Confiance », p. 11-18 dans le collectif Croire ?, Nantes, éditions M-editer, 2005.
  • « Une loi exemplaire sur la fin de vie », p. 119-129 dans Esprit, 6, juin 2005.
  • « Dignité et fin de vie : de quelle dignité parlons-nous ? », p. 102-103 dans Infokara, vol. 21, n°3/2006.
  • « La dignité du mourant », p. 43-81 dans le collectif Le Mourant, Nantes, éditions M-editer, 2006.
  • « De la Transgression », p. 71-77 dans Nunc, 12, février 2007.
  • « Soin, spiritualité, et laïcité », p. 7-10 dans Revue Jalmalv, 88, mars 2007.
  • « Souffrance, langage et sens : quelques idées pour un débat » p. 195 dans Médecine palliative, n° 3, juin 2007.
  • « La crise de l’autorité », p. 17-27 dans le collectif La Crise, Nantes, éditions M-editer, 2007.
  • « L’Interdit », p. 95-106 dans le collectif Vices ou vertus ?, Nantes, éditions M-editer, 2008.
  • « La loi Leonetti. Regards du philosophe », p. 1-7 dans Esprit et vie, 190, mars 2008.
  • « Les mécomptes de la morale de la compassion », dans Les Cahiers francophones de soins palliatifs, volume 9, n° 1, 2008.
  • « Le Bonheur est-il le but de l’existence ? » p. 7-45 dans le collectif Le Bonheur, quel intérêt ?, Nantes, éditions M-editer, 2008.
  • « Les directives anticipées, révélateur de la relation de soin entre bienveillance et autonomie », p. 399-413 dans le Bulletin de la Société des sciences médicales du Grand-Duché de Luxembourg, 3, 2008.
  • « Dignité humaine et fin de vie », p. 37-55 dans le collectif L’Humain et la personne, dir. Putallaz, François-Xavier et Schumacher, Bernard N., Cerf, 2008. Traduction allemande, S. 27-38 : « Menschenwürde und Ende des Lebens », Hrsg., François-Xavier et Schumacher, Bernard N., Der Mensch und die Person, WBG, 2008.
  • « Dignité, vous avez dit ? », p. 32-36 dans Sources, (Suisse), n° 1, XXXV, janvier février, 2009.
  • « Naître et mourir, c’est la condition humaine », p. 23-44, dans le collectif Pourquoi vivre si c’est pour mourir ?, Nantes, éditions M-editer, 2009 ; autre version : Place publique, n° 14, mars-avril 2009, p. 121-125.
  • (En collaboration avec M. Hasselmann et D. Le Prado) « Éthique et contraintes économiques ». dans Réanimation médicale. éd : JM Boles, PE Bollaert, A Jaeger, G Offenstadt. Editions Masson, Paris 2009, p. 1916-1924.
  • « Finir sa vie, une question qui n’en finit pas », p. 189-198 dans Esprit, octobre 2009.
  • « Comprendre l’injonction de la loi : Le médecin sauvegarde la dignité du mourant », p. 11-13 dans Réflexions en Médecine Oncologique, Tome 6, juin 2009.
  • « La bioéthique à l’épreuve de l’éthique du lexique », p. 3, dans Vieilles rues, jeunes cités, Angers, juin 2009.
  • « Les soins palliatifs : où en sommes-nous aujourd’hui ? », p. 7-15 dans Revue Jalmalv, n ° 98, septembre 2009.
  • « Synthèse du congrès », p. 90-92, Revue Jalmalv, n ° 98, septembre 2009.
  • « Le pardon, comme restauration de l’estime de soi », p. 32-38, dans Chemins de formation au fil du temps, n° 14, octobre 2009.
  • « De l’intimité à l’intime », p. 133-136, dans Médecine palliative, vol. 9, juin 2010.
  • « Comment penser la situation éthique actuelle de la fin de vie ? » Revue Jalmalv, n°100, mars 2010, p. 42-43.
  • « Le cerveau et la pensée », p. 34-43 dans Cerveau sain, cerveau lésé, 3èmes Rencontres internationales de Nantes, Actes du colloque du 14 janvier 2010, Arta, 2010.
  • « L’accès aux soins palliatifs et à l’accompagnement, quelles réalités aujourd’hui ? », p. 21-23 dans Revue Jalmalv, 106, septembre 2011.-* « Synthèse du Congrès Jalmalv 2011 », encart p. 1-2 dans Lettre de la fédération Jalmalv, 36, avril 2011.
  • • « Toute personne prend, avec le professionnel de santé, les décisions concernant sa santé » dans Fin(s) de vie. Le débat. Coordonné par Jean-Marc Ferry avec le concours de Nicolas Martin, PUF, 2011, p. 443-494.

 Comptes rendus d’ouvrages :

  • « L’euthanasie », N. Aumonier, B. Beignier, Ph. Letellier, p. 220-221 dans Esprit, 6, juin 2002.
  • « Droit et progrès scientifique », J.R. Binet, p. 222-224 dans Esprit, 10, octobre 2003.
  • « Allez donc mourir ailleurs ! », I. Marin, p. 224-225 dans Esprit, 5, mai 2005.
  • « Vers une mort solidaire », P. La Marne, p. 187-189, dans Esprit, 6, juin 2005
  • « Accompagner la vie jusqu’à la mort », P. Ricœur, p. 316-320, Esprit, mars-avril 2006.
  • « À la lumière du crépuscule », J. Leonetti, p. 56-57, Revue Jalmalv, n°101, juin 2010.

 Divers

  • Contribution à L’euthanasie et la mort désirée : questions pour la société et les soins palliatifs, dir. Régis Aubry, Mutualité française et Sfap, 2005.
  • Contribution à « Face à une demande d’euthanasie. Guide de recommandations de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs », dir. Colette Peyrard, Sfap, 2005.
  • « Celui qui termine sa vie est pleinement vivant jusqu’au bout », Actes de 6ème journée régionale de soins palliatifs de La Rochelle « Souffrance et fin de vie. Quelles voies ? » ASP 17 et RVH 17, 2008.
  • (En collaboration avec Isabelle Marin) « L’euthanasie est-elle de gauche ? » dans LeMonde.fr, 16 novembre 2009.
  • Préface du livre du Dr Éliane Catorc, Soigner en conscience, p. 17-22, Éditions de l’Emmanuel, 2011.
  • « Et si les Soins Palliatifs contribuaient à préserver l’autonomie du sujet en grande dépendance … », Fédération « Alliance, jusqu’au bout accompagner la vie… », Actes de la 7ème journée régionale de l’accompagnement, 19 novembre 2010, Artigues-près-Bordeaux.

 Interventions « grand public », formations, Conférences, Auditions au Parlement.

 

Édition d’un CD :
« Apprendre à philosopher avec Jacques Ricot », 34 exercices philosophiques avec livret d’accompagnement, éditions Frémeaux et M-editer, 2009.

Production d’émissions de radio :
avec Radio Fidélité Nantes et diffusion sur le réseau de la Cofrac (Communauté francophone de radios chrétiennes).
2004-2007 : 134 émissions Chroniques philosophiques.
2005-2007 : 70 émissions Citoyen réfléchi.
2006-2011 : 225 émissions 27 minutes pour comprendre.

 

Participations à des émissions de radio :
Invité de La vie comme elle va à six reprises (2002-2006) sur France Culture.
Invité de Sciences et conscience (15 mars 2007) sur France Culture.
Régulièrement invité par les chaînes de la Cofrac et de RCF
Participation en direct à des émissions avec les auditeurs :
RTL sur le pardon (2002)
Europe 1 sur la paix (mars 2003)

 

Participations à des émissions de télévision.
Sur les sujets de philosophie au baccalauréat : FR3 (région Pays de la Loire), juin 1991, juin 1992.
Sur le pardon : France 2 dans Ça se discute (décembre 2000).
Sur la fin de vie : KTO (2004), FR3 (Soir 3, juin 2006), Planète justice (octobre 2011).

 

Entretiens avec la presse écrite :
« Ne jamais encourager le meurtre de soi-même », dans Presse-Océan, 8 avril 2003.
« Fin de vie : de l’émotion à la réflexion », p. 122-123 dans Notre temps, 423, mars 2005.
« Personne ne peut considérer qu’une vie n’est plus digne d’être vécue », p. 6 dans Le journal de la Vendée, 41, décembre 2006.
« La loi préserve la dignité du mourant », dans Ouest-France Saint-Brieuc, 4 décembre 2008.
« Fin de vie », p. 7 dans Ouest-France Bayeux, 8 janvier 2009.
« Bioéthique : Nous sommes à un tournant », p. 8 dans Ouest-France Loire-Atlantique, 19 octobre 2009.
« Appliquer à l’embryon le principe de précaution », La Croix du 25 mars, p. 75 dans L’ABC de la bioéthique, Hors-série de La Croix, 2009.
« L’euthanasie en débat », p. 2 dans Presse-Océan, 19 novembre 2009.
« Notre société confond compassion et émotion », p. 10 dans Ouest-France Loire-Atlantique, 14 mai 2010.

 

Conférences :
1997-2011 : environ 200 conférences données dans les pays francophones.

 

Formations :
2000-2011 : environ 60 sessions de formation pour des publics spécialisés : directeurs d’établissements sanitaires et sociaux, infirmières, sages-femmes, médecins, chefs d’établissement de l’Éducation nationale en France et en Suisse.
1992-2010 : 19 participations à la préparation au Diplôme universitaire de Soins palliatifs à Angers.
2001-2011 : 6 participations à à la préparation au Diplôme universitaire de Soins palliatifs à Nantes.
2004-2011 : 8 participations à la préparation au Diplôme universitaire de Soins palliatifs à Tours.
2005-2012 : Des participations ponctuelles à la préparation au Diplôme universitaire de Soins palliatifs à Genoble, Nîmes, en Guadeloupe et en Martinique.

 

Chroniques :
2003-2011 : 15 chroniques dans Liens, bulletin de l’association Jalmalv-Loire-Océan.

 

Auditions parlementaires :
Audition à l’Assemblée nationale par la Mission d’information sur l’accompagnement de la fin de vie. Séance du 17 décembre 2003.
Audition à l’Assemblée nationale par la Mission d’évaluation de la loi du 22 avril 2005. Séance du 16 juillet 2008.

  

Jacques Ricot

  

Indications biographiques

 

 Agrégé et docteur en philosophie, chargé de cours de bioéthique au département de philosophie de l'Université de Nantes durant dix ans, Jacques Ricot est membre du Groupe nantais d'éthique dans le domaine de la santé (Gneds) rattaché au CHU de Nantes et travaille avec la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap). Il a été auditionné par les deux missions parlementaires (2003 et 2008) présidées par le député Jean Léonetti sur les questions de fin de vie.

 

Il a été l’invité de  France-Culture à plusieurs reprises sur les thèmes suivants : la paix, la fin de vie, l'inhumain, le pardon, le bonheur, la crise, le bien et le mal. Il produit sur Fidélité (103.8 à Nantes) lui-même une émission hebdomadaire 27 minutes pour comprendre diffusée sur le réseau national de la Cofrac où, avec un invité, il propose de réfléchir à un dossier d’actualité. Il participe à d'autres radios de façon intermittente.

  

Il appartient à l'association Philosophia organisatrice, entre autres, à Nantes, des Rencontres de Sophie en partenariat avec le Lieu Unique. Il participe, en France et ailleurs, à de nombreux colloques et à la formation des personnels soignants et des cadres de diverses institutions du secteur sanitaire et social. Il se déplace pour des conférences, colloques, congrès et formations.

  

Bibliographie

  

CD audio

 

Apprendre à philosopher avec Jacques Ricot, Éditons Frémeaux. 2009,

  

Livres

 

Leçon sur “ La perception du changement ” de Henri Bergson, PUF, 1998

 

Étude sur l’humain et l’inhumain, Pleins Feux, 1997, nouvelle édition, 2004

 

Leçon sur Savoir et ignorer, PUF, 1999

 

Peut-on tout pardonner ? Pleins Feux, 1999, nouvelle édition, 2008.

 

Leçon sur l’“ Éthique à Nicomaque ”. Livres sur l’amitié, PUF, 2001

 

Leçon sur la paix, PUF, 2002

 

Philosophie et fin de vie, ENSP, 2003

 

Dignité et euthanasie, Pleins Feux, 2003.

 

La Tentation de l’euthanasie, DDB, 2004 (en collaboration avec Patrick Verspieren et Marie-Sylvie Richard).

 

Le Mourant, Méditer, 2006 (en collaboration avec Patrick Baudry et Robert William Higgins).

 

Éthique du soin ultime, Préface de Jean Léonetti, Presses de l'EHESP, 2010.

 

Du bon usage de la compassion, PUF, 2013.

 

 

 

Livrets

 

Peut-on tout pardonner ? Pleins Feux, nouvelle édition, 2001.

 

Dignité et euthanasie, Pleins Feux, 2003

 

Le bonheur est-il le but de l'existence ?, Méditer, 2010.

 

De quoi parlons-nous exactement lorsque nous parlons d’euthanasie ?, Méditer, 2010.

 

Naître et mourir c’est la condition humaine, Méditer, 2010.

 

Qui est le prochain ? Méditer, 2011.

 

Peut-on encore penser l’étranger comme un hôte ? Méditer, 2012.

 

 

Jacques Ricot

 

 

 

 

Agrégé et docteur en philosophie, Jacques Ricot est l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels :

 

Étude sur l’humain et l’inhumain, Pleins Feux, 1997, nouvelle édition, 2004.

 

Leçon sur la paix, PUF, 2002.

 

Du bon usage de la compassion, PUF, 2013.

 

Le bonheur est-il le but de l'existence ?, M-editer, 2010.

 

Naître et mourir c’est la condition humaine, M-editer, 2010.

 

Qui est le prochain ? M-editer, 2011.

 

Peut-on encore penser l’étranger comme un hôte ? M-editer, 2012.

 

Apprendre à philosopher avec Jacques Ricot, Éditons Frémeaux, 2009 (CD audio).

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