DESPOURRINS, JELIOTTE ET NAVAROT par J.Jacques CASTERET

 

Le siècle de Despourrins[

 

Lo Sermon deu Curé de vidèren

 

Le XVIIIe siècle est pour les lettres occitanes un siècle d'activité un peu réduite, et la littérature béarnaise et gasconne n'échappe pas à la règle.

 

Le principal auteur de langue béarnaise originaire de la vallée d'Aspe fut Cyprien Despourrins, auteur de poésies et de chansons qui font toujours partie du répertoire traditionnel de son pays. Ses chansons furent interprétées jusqu'auprès du roi à la cour par le chanteur d'opéra, instrumentiste et compositeur béarnais Pierre de Jélyotte (soulignons que ce même Jélyotte, accompagné de la cantatrice gasconne Marie Fel et du provençal Antoine Trial montèrent l'opéra en occitan, Dafnís e Alcimadura, du compositeur languedocien Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, qui reçut un écho européen et constitua un des grand projets "panoccitan" du siècle).

 

Le modèle de Despourrins inspira d'autres auteurs à composer en béarnais à son époque et les générations suivantes (Xavier Navarrot ou Jacques Boé dit Jasmin) lui rendront hommage.

 

Les autres pièces sont plus ponctuelles, comme Lo Sermon deu Curé de Vidèren auquel font écho en languedocien Lo Sermon de Mossur Sistre du languedocien Jean-Baptiste Fabre et le Lo Curé de Cucunhan du provençal Joseph Roumanille qu'Alphonse Daudet adaptera à la langue française en Le Curé de Cucugnan.

 

Lo rèbe de l'abbé Puyoo, œuvre satyrique et incisive qui vient railler la noblesse de pacotille de son côté fera scandale en Béarn.

 

 

Le XIXe siècle avant le Félibrige|

 

 

 

Xavier Navarrot

 

Le béarnais Xavier Navarrot compte parmi les premiers grands auteurs béarnais du siècle. Bourgeois, diplômé en droit à Paris, à la fois bohème et rentier, il composa des poèmes lyriques, humoristiques et politiques. Son poème Auloron ("Oloron", hommage à sa ville natale, a été également mis en musique par Marcel Amont.

 

 

 

Jasmin

 

Aux limites de la Gascogne, le poète barbier Jasmin est un des écrivains, parmi ceux ayant précédé le Félibrige, qui a connu une des plus grandes notoriétés. Découvert et protégé par Charles Nodier, encensé par Charles-Augustin Sainte-Beuve, sujet des salons parisiens, inspirateur de George Sand, poète aimé dans toute l'Occitanie qu'il parcourut en tournée, admiré par l'écrivain anglo-américain Henry Longfellow, une station du métro parisien porte encore son nom. Ses compositions poétiques disparates furent rassemblées dans Las papilhòtas (en référence à son métier de coiffeur faisant des "paillotes" et une de ses principales compositions est le poème dramatique l’Avugle de Castèlculher.

 

Pour cette période, il faut citer également Jean-François Bladé (collecteur de contes en gascon de la région de Lectoure publiés sous le titre de Contes de Gascogne)


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