l'OR de Canfranc par Jonathan DIAZ

La gare de Canfranc... Silencieuse, elle gît à la frontière franco-espagnole, échouée sur sa ligne brisée entre Pau et Saragosse. Autrefois ? Perdue en pleine montagne, à 1100 mètres d'altitude, elle fut l'une des plus grandes d'Europe

En 2000, Jonathan  Diaz y a fait une découverte surprenante et inattendue

 

Conducteur de bus de métier , sur la ligne de bus SNCF Oloron- Canfranc et photographe par passion, avec le bus, il allait à Canfranc tous les jours.

 

Jonathan Diaz, 50 ans est ainsi devenu enquêteur, par la force des choses, lorsqu'il a découvert des documents sans lesquels le crime aurait disparu dans les oubliettes de l'histoire. « C'était en 2000, de vieux papiers avaient été jetés en vrac sur le sol de la gare

 

Ces papiers, montrent qu’avait transité par Canfranc  un colossal trafic de 86,8 tonnes d'or, au fil de 44 convois ferroviaires qui ont été déchargés là, du 16 juillet 1942 au 27 décembre 1943.   Des « lingotes de oro »  et pas seulement  des voyageurs et des marchandises. Ainsi, la légende l'or de Canfranc n'en était pas une. 

Cette découverte est alors relayée par la presse locale. Mais surtout par Le Temps, à Genève,  la Suisse apparaissant dans ces documents. « A partir de là, la  découverte est devenue très gênante pour Madrid car si l’affaire y était connue, elle était largement minimisée 

Des pressions fortes ont été opérées sur Jonathan Diaz, des gens sûrement mal intentionnés voulaient récupérer ces documents car ils révélaient aussi une véritable contrebande d'état, celle du wolfram (le tungstène), dans le dos des alliés 

La découverte est apparue  gênante. Certains ont tenté de faire taire Jonathan Diaz, d'autres l'ont écouté. Pyrénées Presse, révéla l'affaire en 2001. Toutefois, ce dossier, dévoilé il y a 10 ans par la presse locale, étrangement, n'a pas eu de véritable écho au plan national, alors qu’il était connu au  plan international.  il existe des archives américaines consacrées à Canfranc» et «que l'histoire a passionné aussi l'Espagne, le Portugal et la Suisse». 

Il faut comprendre que cet or volé en Europe, servait à acheter du tungstène Ce trafic a .soutenu l'effort de guerre nazi en permettant à Hitler d'acheter à Franco et Salazar ce métal stratégique renforçant blindages et obus. 

Une conférence qui a enchanté les auditeurs Aspois, qui connaissaient mieux ainsi l’histoire de leur vallée et de son ancienne  ligne de chemin de fer. De plus c’est un homme passionné et passionnant qui nous relaté avec vivacité une tranche de sa vie. 

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