CHEMINS DE ST JACQUES EN ARAGON, par Pierre CASTILLOU

 

LES CHEMINS DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE

 

L’ORIGINE DU PELERINAGE

 

Dix ans avant d’être battu à Poitiers, les  Arabes sont vaincus  à Covadonga,  dans ce royaume des Asturies resté chrétien dans  l’Espagne occupée par les musulmans.

Apparait alors l’idée forte de reconquérir toute l’Espagne, pour motiver les armées, les autorités religieuses inventent le Chemin de St Jacques.

La découverte en Galice de trois sarcophages dont les restes sont immédiatement attribués à l’apôtre Jacques et à deux de ces disciples, devient  le point de départ de cette invention.

 

Se greffent d’autres légendes :
                - Celle de la translation des  restes de Jacques de Palestine en Galice
                - la légende du pilier avec Jacques le prêcheur
                - la légende intégrant Jacques Matamore dans la reconquête.


Mais inventer un lieu de pèlerinage n’était pas suffisant, encore fallait-il des pèlerins et motiver la reconquête  C’est là que furent importants le rôle de Charlemagne, les chansons de geste, les troubadours , les reliques et l’abbaye de Cluny.

 

Après la reconquête de l’Espagne par les Chrétiens, le pèlerinage vers Compostelle perdit de son importance et tomba en désuétude pour les chrétiens non espagnols. On arriva même en France à interdire le pèlerinage au 17ème siècle tant les pèlerins se faisaient détrousser sur les chemins de ST JACQUES.

 

LES CHEMINS DE ST-JACQUES

De toute l’Europe on alla à Compostelle. En France on parle surtout des 4 chemins dont les points de départ étaient TOURS, VEZELAY, LE PUY EN VELAY et ARLES. Il vaudrait mieux parler de voies de convergence car chacun partait de chez lui et y revenait. Tous ces chemins confluent  à Puente la Reina en Navarre pour constituer le « Camino Frances » jusqu’à Santiago.

 

Ces voies principales  offraient des points d’accueil, des  églises et des monastères possédant de nombreuses  reliques.

Dans les photos qui suivent, vous allez voir les tracés de ces chemins en France et en Espagne.

 

Aujourd’hui, qui fait ces chemins et pourquoi ?

Les pèlerinages vers ST Jacques se sont de nouveau développés depuis 1993.

Une étude a montré que 23 % des marcheurs le faisaient par défi personnel, 25 % par croyance ou quête religieuse, la moitié pour la découverte du patrimoine et qu’environ les 2/3 par quête de sens ou de réflexion ?  Le nombre de pèlerins depuis la France  est en constante augmentation. De moins de 1000 en 1976, c’est plus de 250.000 qui se sont mis en chemin en 2015, avec toujours une forte progression lors des années Jacquaires

 

EN CONCLUSION

Quoi que l’on cherche ou que l’on attende, faire le chemin est une expérience individuelle forte.  Chacun y est d’abord lui-même, pour ce qu’il est ou ce qu’il fait, pour l’effort qu’il partage avec les autres.

 

Mais surtout, pour peu que l’on ait abandonné son portable, c’est un formidable lieu d’écoute des autres, de partage et de respect.  Pierre Castillou nous a fait part de ce ressenti. Les discussions qu’il a eues avec d’autres marcheurs lui font penser que ce vécu est partagé.

 

On revient différent après un Chemin , chacun s’enrichit au contact des autres, de la nature, de l’essentiel.. .

 

 

 

Les chemins en France et des images de celui du Puy en Velay

 

Pierre CASTILLOU

 

 

Né le 29/04/1953 à Oloron Ste Marie, Pierre Castillou est tout à la fois sculpteur, écrivain voyageur, romancier et illustrateur d'ouvrages...

  

Depuis plus de trente ans, Pierre Castillou présente régulièrement ses œuvres  dans le grand Sud-ouest. Il est aussi illustrateur de livres, d’abord de ses propres récits mais aussi de ceux d’auteurs tels que Pierre-Louis Giannerini, « Amour et érotisme dans la sculpture romane », « La cathédrale Sainte-Marie d’Oloron », et de Michel Fabre « Les rues de Pau ».

 

Il prépare avec son ami Bernard Audoin les illustrations d’un ouvrage intitulé « Lettres à l’oncle Paul » et consacré aux Poilus Oloronais ; sa parution est prévue fin 2017.

  

Sa passion pour l’Art roman - qu’il doit peut-être au porche de la cathédrale Sainte-Marie qui a servi d’écrin aux jeux de son enfance - l’a conduit sur de nombreux chemins d’arts et d’histoire. Entre autres, sur ceux menant vers Compostelle. Ces pérégrinations ont donné deux récits illustrés de dessins et d'aquarelles, suivis bientôt d'un troisième opus consacré au Chemin et à l'Histoire cathares. C’est ensuite l’Aragon, cette province cousine du Béarn et de la Bigorre, aux multiples visages aussi fascinants qu’insolites qui lui ont inspiré un guide touristique illustré de dessins, aquarelles et photographies.

 

Sa connaissance de l’Afrique où il se rend régulièrement en tant que membre d'une O.N.G. lui a inspiré un roman : "L'incendie de Boukassa". L’action polémique de «Sasé, village abandonné », son deuxième roman, se situe en Haut-Aragon.

 

Pour sa dernière parution, Pierre Castillou a sillonné le Haut-Aragon pour nous entrainer avec lui dans la découverte de ses ermitages à travers un livre de qualité.

  

 

Bibliographie:   

 

Regard sur le Chemin de Compostelle (éditions Princi nègre)
Regards sur la Voie d'Arles
(éditions Pyrémonde)

 

Chemin et Histoire cathares (éditions Pyrémonde)

 

L'incendie de Boukassa  ( roman, éditions L’Harmattan))

 

Guide de l'Aragon en 54 balades (éditions PRNG) 

 

Sasé, village abandonné (roman, éditions MonHélios)

 

Les Ermitages du Haut-Aragon, guide et légendes  (éditions MonHélios)

 

 

 

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