Pierre Machot
§ Études supérieures à Pau : Licence d’Histoire et Géographie, Maîtrise d’Histoire.
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CAPES (1983) puis Agrégation (1989) : professeur d’Histoire-Géographie dans des lycées dans le Nord, sur
la Côte basque, à La Rochelle et finalement 10 ans
à Mayotte.
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A partir de 1993, travail commun avec une équipe de spéléologue sur le site industriel de Banca. Colloque et publication d’un livre :
Mines et établissements métallurgiques de Banca (Atlantica, 1995, 406 p.).
Finalement création du Centre d’interprétation Olhaberri de Banca (2500 visiteurs par an).
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Thèse d’Histoire contemporaine
à Paris I Panthéon-Sorbonne (2000) sous la direction de Denis WORONOFF, sur La sidérurgie dans les Pyrénées-Atlantiques (1803-1868).
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A la retraite depuis 2020, je travaille à la publication d’une version de ma thèse considérablement enrichie, notamment grâce à internet. L’écriture et la mise en page du livre est terminée (660
pages). Je travaille sur les ultimes vérifications et si tout va bien le livre sortira en 2026. Il devrait être intitulé :
Forêts, mines et forges du Béarn et du Pays basque,
avec un sous titre : Une sidérurgie de montagne aux marges de la première industrialisation.
Je suis également un membre actif de l’Association Fer et Savoir Faire d’Arthez-d’Asson.
Forêts, mines et forges du Béarn et du Pays basque
au XIXe siècle
Entre les années 1820 et 1860, une dizaine d’usines sidérurgiques furent en activité dans les montagnes du Béarn et du Pays basque.
A côté des trois anciennes forges à la catalane du Béarn, qui utilisaient une technique ancienne mais éprouvée, des hauts-fourneaux et leurs ateliers annexes furent créés pour fabriquer et transformer la fonte et le fer.
Originaires de régions éloignées, comme Frédéric d’Abel en vallée d’Aspe, les fondateurs de ces nouvelles usines furent attirés dans les Pyrénées par un charbon de bois abondant et particulièrement bon marché. Ce combustible était encore à la base de la sidérurgie française, alors que l’Angleterre l’avait déjà remplacé par la houille. Chaque forge employait de nombreux charbonniers, mineurs et muletiers ; dans les ateliers travaillaient un nombre plus réduit d’ouvriers, dont certains venaient de Bourgogne, de Lorraine, du Périgord et même de Belgique.
Déjà soumises aux aléas de la conjoncture et parfois aux difficultés personnelles de leurs propriétaires, ces forges finirent par s’éteindre, victimes de la concurrence d’usines plus modernes, dont les produits, moins chers, étaient désormais transportés par chemin de fer.