LOUIS BARTHOU ET JEAN JAURES PAR Louis GIANNERINI

Pierre Louis Giannerini est professeur d’Histoire et conférencier.

 

Il est aussi chroniqueur à Radio Oloron. C’est un amoureux de cette ville et de toute la région qui est autour…jusqu’en Aragon.

 

C’est  un homme qui sait photographier sa ville  avec amour, délicatesse et professionnalisme. Il en ressort des aspects lumineux, magiques, superbement mis en valeur, au gré du temps et des saisons.  

 

LA BIBLIOGRAPHIE DE PIERRE LOUIS GIANNERINI

 

L'Esprit d'une ville »,

 

 La magie d'Oloron Sainte-Marie », publié en 2003 

 

Amour et érotisme dans la sculpture romane avec, Bernard Audoin, Pierre Castillon et Chantal Fraïsse  

 

Aragon le guide : 13 itinéraires    

 

Aragon, terre d'aventures avec  Pierre Tucoo- 

 

 Présentarion de la conf à venir

 

Louis Barthou

 

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Jean Louis Barthou dit Louis Barthou, né le 25 août 1862 à Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées) et mort par arme à feu le 9 octobre 1934 à Marseille, est un avocat et homme politique français.

 

Biographie

 

Enfance et formation

 

Louis Barthou est issu d'un milieu modeste mais aisé, son père étant quincaillier à Oloron-Sainte-Marie - qui selon Georges Clemenceau inventa un tire-bouchon - puis à Pau, dans le Béarn. Il poursuit des études de droit à la faculté de Bordeaux avant de partir à Paris, où il obtient son doctorat au cours de l’année 1886. Revenu dans ses Pyrénées natales, il devient avocat, inscrit au barreau de Pau, puis secrétaire de la Conférence des Avocats.

 

Journaliste et parlementaire

 

Il est attiré très tôt par deux passions : la politique et le journalisme. Il embrasse donc les deux carrières, devenant député et journaliste. Tout en étant rédacteur en chef de l'Indépendant des Basses-Pyrénées, il adhère aux Républicains modérés avant de se faire élire en 1889, à l'âge de 27 ans, député des Basses-Pyrénées. Il sera réélu sans interruption à ce poste jusqu'aux législatives de 1919 et il quittera en 1922 la Chambre des députés pour le Sénat. Proches d'écrivains et d'artistes comme Jean Moréas, Antonio de La Gandara, Adolphe Willette et Paul Adam, il commence à fréquenter à la fin du siècle le salon de Madame Arman de Caillavet, l'égérie d'Anatole France, et héritera du surnom peu flatteur de Bar toutou.

 

Un ministre républicain modéré

 

En 1894, à l'âge précoce de trente-deux ans, il obtient son premier portefeuille comme ministre des Travaux publics. Il est ensuite successivement ministre de l'Intérieur en 1896, de nouveau ministre des Travaux publics de 1906 à 1909, puis Garde des Sceaux de 1909 à 1913. Louis Barthou est devenu l'un des grands notables de la IIIe République.

 

Le 22 mars 1913, sous la présidence de Raymond Poincaré (18 février 1913 – 18 février 1920), il devient Président du Conseil, poste qu’il gardera jusqu’au 2 décembre 1913. Conscient de la montée des périls (crise d'Agadir de 1911, etc.) et avec l'appui du président de la République Poincaré, il reprend le projet de son prédécesseur, Briand, visant à augmenter la durée du service militaire: la loi des trois ans est votée par la Chambre en juillet 1913, malgré l'opposition de la SFIO et d'une bonne partie des radicaux. Mais plusieurs événements tragiques vont entraîner son retrait de la scène politique, retrait toutefois temporaire. En un très court laps de temps, il subit durement la victoire de la gauche aux élections législatives de 1914 malgré la constitution d'une dynamique Fédération des gauches, puis la déclaration de guerre et enfin la perte au front de son fils, quelques mois plus tard.

 

Il retrouve cependant en 1917 une place de premier plan en récupérant le ministère des Affaires étrangères. Tout au long des années 1920, il continue d'occuper des ministères importants, comme ceux de la Guerre et de la Justice de 1926 à 1929, dans des gouvernements de coalition républicaine.

 

L'année 1934

 

Après les émeutes du 6 février 1934, Gaston Doumergue est rappelé par le président de la République Albert Lebrun afin de former un gouvernement d'union nationale pour tenter de stabiliser la politique intérieure. Pour cela, il fait appel à deux poids lourds de la politique, proches du chef de l'État Albert Lebrun, Albert Sarraut à l'Intérieur et Louis Barthou, à son poste de prédilection, aux Affaires étrangères.

 

À ce poste, il essaie de lutter contre les menées hitlériennes en attirant la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Union soviétique dans un front anti-allemand. Il prône aussi l'isolement de l'Allemagne en montant contre elle une série d'alliances avec les États de l'Europe centrale alliés à la France (Pologne et Petite Entente). Son projet de pacte oriental se solde toutefois par un échec.

 

Mort

 

Article détaillé : Assassinat du roi Alexandre Ier et de Louis Barthou.

 

Le 9 octobre 1934, il a pour mission, en tant que ministre des Affaires étrangères en exercice, d'accueillir à Marseille le roi Alexandre Ier de Yougoslavie. Ce sera son dernier déplacement. Lors de l'attentat commis par le révolutionnaire macédonien Vlado Tchernozemski, en collaboration avec le mouvement croate des oustachi contre le roi Alexandre, un policier français riposte et blesse grièvement, par erreur, Louis Barthou, qui décédera peu après. Cela sera prouvé lors d'une expertise légale en 1974 : la balle de 8 mm, et non pas de 7,65 mm (calibre du pistolet de l'agresseur du roi), ne pouvait provenir que de l'arme d'un policier[1]. Toutefois, Louis Barthou ne décéda pas directement du fait de sa blessure au bras — son artère humérale fut gravement atteinte — mais parce qu'il fut mal soigné. Dans l'affolement en effet, l'infirmier qui tenta de comprimer la blessure se trompa dans le sens du garrot, provoquant une hémorragie fatale. Cet attentat brisa, incidemment, la carrière du préfet Pierre Jouhannaud.

 

La disparition de Louis Barthou constitua une perte non sans conséquence pour la France. Il avait été l'artisan et le moteur d'une politique qui fut la grande idée des dernières années de sa vie : la reconstitution des alliances contre le péril nazi. Nul ne saura la reprendre après sa mort.

 

 

Fonctions gouvernementales

 

Président du Conseil

 

Il a exercé les fonctions de président du Conseil des ministres :

 

 

Durant son passage à la présidence du Conseil, il fit voter la loi dite loi de trois ans, modifiant la durée du service militaire, malgré une vive opposition des parlementaires de gauche.

 

Ministre

 

En quarante ans, de 1894 à sa mort en 1934, Louis Barthou a été ministre dans quinze gouvernements, pendant une durée cumulée de treize ans et demi.

 

 

 

 

 

 

 

 

1)

DUEL AU  SOMMET 1894-1914

 

Le premier, Jean Jaurès, sera élu le plus jeune député de France à l'âge de 26 ans ; le second, Louis Barthou, sera nommé le plus jeune ministre de la IIIe République à 27 ans. Ils se rencontrèrent donc à la tribune de l'assemblée où leur affrontement oratoire se transformera vite en duel sur le pré. Ce jour de Noël 1894, deux balles furent échangées sans faire de blessés et les deux adversaires se quittèrent fâchés. A l'époque, Jaurès était déjà socialiste et Barthou était encore centriste. Pourtant avec le déclenchement de l'affaire Dreyfus, ces deux hommes politiques hors normes, préférèrent croiser leurs idées plutôt que l'acier. Ensemble ils votèrent pour la révision du procès Dreyfus, pour la loi de 1901 sur les Associations, pour la laïcité en 1905, pour l'abolition de la peine de mort en 1908, pour les premières retraites en 1910... Mais déjà la guerre qui se profilait à l'horizon allait réactiver le duel de ces deux géants de la politique : Louis Barthou proposa de porter le service militaire de 2 à 3 ans pour mieux résister aux Allemands, tandis que Jean Jaurès voulait sauver la paix en mobilisant les ouvriers de part et d'autres du Rhin. La joute fit rage à la chambre des députés et finalement ce fut Barthou qui l'emporta par 358 voix contre 204. Le vainqueur, Louis Barthou, garda toute son estime pour le valeureux vaincu mais ce dernier avait, malheureusement, concentré sur sa personne trop de haine. Le 31 juillet 1914 il sera assassiné par un déséquilibré : La guerre allait commencer !
Présentée dans le cadre de la Mission Centenaire 14-18.

 

2) JAURES

Publié le 05 mars 2014 à 14h30, L’OBS

Paris (AFP) - 31 juillet 1914. Jean Jaurès est attablé avec des amis au café du Croissant, à Paris. A 21h40, il reçoit une balle en pleine tête. "C’est par sa mort, aussi brutale qu’inattendue", qu'il est entré dans la mémoire collective, souligne une exposition aux Archives nationales.

 

Inaugurée mardi soir par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, cette exposition donne le coup d'envoi des commémorations du centenaire de l'assassinat du député socialiste et directeur de l'Humanité.

 

Jaurès comptait écrire un article décisif pour dénoncer l'inconséquence des dirigeants européens prêts à accepter la guerre. Mais il avait décidé de dîner rapidement auparavant.

 

L'homme qui a tiré sur lui, Raoul Villain, est une personnalité fragile qui rêve d'une revanche de la France sur l'Allemagne. Pour lui, Jaurès le pacifiste est un traître et il doit être puni. "J'ai le sentiment du devoir accompli", déclare-t-il lors de l'interrogatoire.

 

Les vêtements que portait Jaurès le jour de sa mort sont présentés dans une vitrine: une redingote, un pantalon et un gilet en drap gris, qui permettent de se représenter la corpulence du tribun, pas très grand et trapu.

 

La table avec son dessus en marbre (classé monument historique) à laquelle il dînait, est là également pour rappeler cette page tragique.

 

Le Parti socialiste, que Jaurès avait engagé dans une campagne pacifiste énergique contre la guerre, se retrouve sans chef.

 

Le lendemain, le 1er août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie et la France décrète la mobilisation générale. "L'Union sacrée" se fait sur la tombe de Jaurès. Les socialistes se rallient au gouvernement d'union nationale.

 

"En exposant non seulement des archives mais aussi ses objets, nous avons voulu insister sur l'homme", souligne Magali Lascousse, conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales et co-commissaire de l'exposition qui se tient jusqu'au 2 juin.

 

- Homme de terrain -

 

Né le 3 septembre 1859 à Castres (Tarn), Jaurès est issu d'une famille bourgeoise appauvrie. Son père est exploitant agricole.

 

Brillant, le jeune homme est reçu premier au concours de l'Ecole normale supérieure et devient agrégé de philosophie.

 

D'abord professeur de philo au lycée d'Albi, le jeune républicain fait son entrée au Palais Bourbon en 1885, devenant le plus jeune député de France.

Battu en 1889, il retrouve un siège en 1893, en devenant député socialiste de Carmaux, ville minière du Tarn.

Convaincu de l'importance de la presse, il écrit très tôt des articles dans les journaux locaux notamment "La Dépêche" de Toulouse dont il deviendra l'un des éditorialistes vedette.

En 1904, il décide de fonder son propre journal, grâce à l'appui d'amis républicains fortunés. Il pense à l'appeler "La lumière" puis "XXe siècle" avant de choisir "L'Humanité".

Le bureau de Jaurès au journal, alors situé rue Montmartre, et son encrier à forme d'oiseau sont à découvrir dans l'exposition.

A l'Assemblée, Jaurès, regard clair et barbe fournie, est un tribun remarquable. C'est aussi un homme de terrain, qui voyage pour se rendre compte de la situation ouvrière et paysanne. Il accompagne les luttes sociales très dures face à un patronat brutal.

Quand on l'insulte, il n'hésite pas à se battre en duel aux pistolets. En 1894, il affronte le ministre Louis Barthou qui l'a traité de menteur. Et en 1904, il se bat contre le nationaliste Paul Deroulède qui l'a accusé d'être un "corrupteur de la conscience publique". Personne n'est blessé.

En 1908, Jaurès devient "le vrai patron" du socialisme français: après huit heures de discours, il parvient à faire adopter sa motion de synthèse au congrès de Toulouse de la SFIO (Section française de l'internationale ouvrière), souligne Gilles Candar, président de la Société d'études jaurésiennes, qui vient de publier "Jean Jaurès" chez Fayard avec Vincent Duclert.

D'abord enterré à Albi, Jaurès entre au Panthéon en 1924. Les ouvriers de Carmaux poussent l'immense char pavoisé chargé du cercueil.

 

 

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